Les répétitions
Les problèmes que nous rencontrons (problèmes de santé ; troubles relationnels dans le couple, la famille, le milieu social ; difficultés professionnelles ; manque chronique d’argent...) restent le plus souvent la conséquence de « programmes » perturbants (mémoire de croyances, de projections ou de traumatismes) que nous avons enregistrés à un moment de notre existence, et ce, depuis le moment même de notre conception à travers les transmissions inconscientes qui ont précédé celle-ci.
L’influence de ces programmes est telle, que bien que nous ayons l’impression de vivre des situations nouvelles librement choisies, nous ne faisons que rejouer des scénarios appartenant au passé.
Ces répétitions nous conduisent ainsi à rejouer des scénarios de vie pourtant douloureux.
La thérapie vous aiderez à les identifier et à en sortir : elle vous aidera à devenir suffisamment libre des traces laissées par votre passé pour ne plus avoir besoin de le rejouer sans cesse.
Non, la répétition n’est pas une fatalité !
Les résistances
Les résistances font partie intégrante du travail en thérapie. Changer de comportement peut être déstabilisant dans un premier temps. Les façons de faire ou de penser sont des repères. Ce sont parfois des comportements nocifs, source de souffrance, mais on s’y accroche !
Ces moments sont « normaux » ; il s’agit alors d’identifier les résistances qui vont permettre d’avancer dans le travail entrepris.
Les résistances peuvent être repérées avant même de débuter un travail ou en cours de thérapie.
La « catharsis » ou libération émotionnelle
La « catharsis » est un phénomène de libération à caractère émotionnel résultant de l’extériorisation d’affects non dits ou refoulés dans l’inconscient.
La « catharsis » a été adoptée par la psychothérapie moderne pour décrire l’acte d’exprimer des émotions profondes souvent liées aux événements du passé de l’individu qui, jamais avant, n’ont été en juste proportion exprimés. La catharsis est également un dégagement émotif, lié au fait de parler des causes sous-jacentes d’un problème.
Sigmund Freud et Josef Breuer traitèrent ainsi des patients : certains purent ainsi revivre des conflits refoulés ou des incidents à l’origine d’émotions. La conscientisation de ces expériences permit à ces patients de relâcher ces tensions et de faire reculer les symptômes de leur affection. Freud dénomma cette méthode la « thérapie cathartique ». Par la suite, il obtint les mêmes effets en utilisant avec ses patients la méthode de la libre association, ou associationnisme.
L’efficacité de la « catharsis » a permis à Freud de vérifier que la mise à découvert du sens de ce qui est dit (ou réactualisé) coïncide avec la suppression des symptômes.
En psychanalyse et en psychothérapie, la « méthode cathartique » que Freud dégage progressivement est liée à la décharge émotionnelle qui, par l’entremise du langage, permet d’évacuer l’affect lié à un événement traumatique. La « catharsis » se produit alors, sous traitement, par ouverture de la voie menant à la conscience et par décharge normale de l’affect
Le « procédé cathartique » consiste donc à soigner le patient via la « catharsis » : le récit du « trauma psychique » est en effet normalement suivi par une décharge d’affect qui constitue la « catharsis » proprement dite.
La « catharsis » conduit, essentiellement, à la libération thérapeutique d’émotions responsables de tensions ou d’anxiété.
La « méthode cathartique » requiert toujours d’amener les émotions refoulées à un niveau de conscience. Si le fait de s’ouvrir à des personnes de confiance peut apporter un soulagement temporaire, l’élimination durable de l’angoisse ou de l’anxiété ne peut être obtenue que par une « catharsis » conduite par un thérapeute.