
En matière de psychothérapie, les décrets concernant le titre de psychothérapeute sont parus. Sans grande surprise, ils reprennent globalement les termes de la loi...
Cela veut dire que n’importe quel médecin (votre radiologue ou votre médecin biologiste, par exemple) ou n’importe quel psychologue qui a fait un certain quota d’heures de psychopathologie, pourra se prévaloir du titre de psychothérapeute même s’il n’a pas fait une seule heure de psychothérapie personnelle ni une seule heure de formation spécifique à la profession de psychothérapeute telle que nous l’entendons !
Cela peut paraître bien décourageant pour tous ceux qui très consciencieusement ont fait un long parcours personnel et qui savent à quel point ils doivent leur « guérison » à la qualité professionnelle de leur thérapeute ou psychanalyste.
Pour autant, il semble que le travail sur l’intime répond à un espace de vulnérabilité et de sacralité qu’aucune loi ne peut vraiment contingenter, sauf à y introduire une dimension de normalisation qui serait tellement réductrice...
Peut-être nous faut-il considérer alors qu’il s’agit là d’une chance à saisir pour mieux faire valoir le caractère d’exception de notre travail.
Nous sommes donc dans cette dynamique de poursuivre avec encore plus d’enthousiasme notre tâche pour que la lumière advienne sur les zones d’ombre et de souffrance qui jalonnent le parcours de chacun.
(d’après Savoir Psy)